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AVANT-PROPOS A L’ENCYCLO DES CONSTRUCTEURS D’HIER

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La marque d’une révolution

Cette iconographie illustre une véritable révolution.
Le vélo remplace l’estafette sur cette publicité des cycles Peugeot ; les cycles Omnium réussissent à voler des volailles ou échappent à la maréchaussée chez les cycles Labor ; Henri IV descend de son cheval pour monter une Regina ; le vélo devient un pur-sang chez Louvet et Georges Richard.
Pendant des siècles, l’homme s’est servi du cheval pour se déplacer, et puis un jour dans les villes et les campagnes, apparaît la bicyclette. Ces images annoncent la fin d’une période millénaire et l’avènement d’une nouvelle ère : celle de l’homme inventant un moyen autonome pour se déplacer.
Fini l’avoine, vive l’indépendance !

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Certes, chez Michaux, un vélo peut se briser, ou sur cette autre photo, des chevaux transportent encore des bicyclettes. L’automobile en est à ses débuts, les camions de transport sont encore inexistants, mais l’usage du cheval est compté ; sans pitié, les cycles Mégret déposent le cadavre d’un pauvre cheval.
Mais une autre révolution guette, « Tentation ! » exprime la réclame Alcyon.
Avec les perfectionnements du moteur à explosion, la motocyclette va bientôt détrôner le vélo, du moins compléter son usage, mais ceci est un autre sujet.

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La révolution des marques

Au sens de la propriété industrielle, la marque est un « signe » destiné à distinguer précisément un produit ou un service de l’un de ses concurrents.
Une marque sert à un constructeur à se différencier d’autres marques, Rochet de Terrot, par exemple.
L’enregistrement des marques se pratique en France  auprès de l’INPI, l’Institut national de la propriété intellectuelle, précédemment au bureau des patentes et brevets d’inventions.
Très vite les constructeurs affirment leur nationalité et revendiquent même pour certaines haut et fort la cocarde tricolore, qui permettait d’encourager la fabrication française tout en se distinguant de la concurrence étrangère, anglaise dans les premiers temps du vélo, puis concurrence Allemande, exacerbée par les guerres.
La publicité ci-dessous des cycles Horer, en plus d’un chauvinisme revendiqué d’une Marianne ceint d’une écharpe tricolore, n’hésite pas à stigmatiser l’étranger (le casque à pointe) pour mieux défendre l’industrie du cycle, chasse gardée nationale.

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Des sources de marque

Publicités, affiches de grande taille, cartes postales, enseignes de boutiques, articles relatant les concours de machines, récits des grandes courses, littérature innombrable sur le Tour de France, coupures de presse, photographies de vélos, dessins et croquis, photos de coureurs, les sources sont nombreuses.
Mais à défaut de les épuiser, trois resources principales permettent de cerner le sujet de la construction : Les Bottins du cycle ; le site internet http://forum.tontonvelo.com et le recensement des plaques de cadre.

Les Bottins du cycle

Du premier Annuaire Général de la Vélocipédie et des Industries qui s’y rattachent, rédigé par F. Thevin et Ch. Houry, et publié pour la première fois en 1892, jusqu’au Bottin Auto-Moto de 1990, les Bottins du cycle sont une mine d’informations sur la construction de cycles.
Ces Annuaires et Bottins ne sont pas des publications émanant de l’industrie du cycle, mais des publications commerciales de la société Didot Bottin, Société anonyme de l’annuaire du commerce Didot-Bottin.
On trouve ensuite des variantes dans les titres des publications, « Annuaire général de la vélocipédie, des machines à coudre et des industries qui s’y rattachent », ou des « Annuaire général de la vélocipédie, cycles, motos, machines à coudre et des industries qui s’y rattachent. » A partir de 1922, cet annuaire se transforme en Bottin, le Bottin de la vélocipédie puis en Bottin de l’automobile du cycle et de la moto.
C’est seulement à partir de 1951 que le Bottin du cycle répertorie les constructeurs de cycles en France en incluant dans un seul et même classement, Paris, la Seine et la province, et non plus les fabricants et revendeurs.
Les Bottins sont des annuaires de plus de 1000 pages qui recensent tout ce qui roule, automobiles, scooters et poussettes, et tous les métiers nécessaires à les faire rouler, garagistes et fournisseurs etc.
L’Encyclo des Bottins reproduits uniquement les pages liées à l’industrie de la bicyclette.

Tontons de marque

Avant les années 1990, seules les sources papiers permettaient d’enquêter sur quelque sujet que ce soit, autour de documents classés dans les bibliothèques, indexés par fiches.
Depuis, internet et l’outil informatique ont considérablement élargi les sources et transformé l’archive de données.
De nombreux sites internet français, italiens, anglais et américains, ont ainsi permis d’accéder à des sources d’informations très bien renseignées parce que collectées par des passionnés.
Parmi ces sites internet (plus exactement un forum), un en particulier, « Tonton vélo », (http://forum.tontonvelo.com) animé par une communauté d’enthousiastes désintéressés, rassemble une formidable mine informatique de ressources, vélos anciens, outils, accessoires, marques de vélos, catalogues et publicités anciennes, critères de datation, habits et costumes, cartes des musées, dates et noms, iconographies, témoignages dédiés exclusivement à l’univers du vélo.
Force est de constater que l’on trouve mille fois plus d’informations sur le vélo en France sur le site internet de Tonton vélo qu’à la BNF tout entière. C’est une réalité nouvelle dont on ne peut aujourd’hui que constater la suprématie.
Pour donner une idée de l’importance du site Tonton vélo, début 2017, plus de 276 000 messages avaient été archivés, évoquant plus de 24 000 sujets, recensant plus de 8000 membres !
Payons notre dette d’emblée, la rédaction de cette Encyclo des constructeurs français de vélos, aurait été impensable sans l’existence du site internet « Tonton vélo », véritable patrimoine du cyclisme français. Que tous les Tontons soient honorés.
D’autres sites très spécialisés, sur les vélos de la région lyonnaise http://anciensveloslyonnais.weebly.com, sur les amateurs de vélos fabriqués à la main http://veloartisanal.fr/, ou sur des musées en ligne de collection anglaise ou tchèques http://www.oldbike.eu/museum, et http://www.sterba-bike.cz, sont aussi des mines d’informations formidables.

Plaques de constructeurs

La plaque de cadre est l’étendard de la marque, sa fierté, son affirmation, son identité, elle colporte en même temps la publicité de celle-ci. Les plaques de constructeurs sont ordinairement en métal embouti et émaillé pour les anciennes, en aluminium sérigraphié pour les modernes ou en décalcomanie apposées sur le cadre.
La collectionnite à ses rites et ses adeptes. Certains collectionnent les boîtes de chocolat, les capsules de bière, d’autres des vélos, d’autres les plaques de vélo, et d’autres encore les plaques fiscales de vélo. Ils ne sont pas toujours les amis des collectionneurs de bicyclettes car ils les dénaturent ! pourtant, l’esprit de collection qui les anime, renseigne bien souvent sur des vélos inconnus ou disparus car s’il y a eu plaques, il y a eu vélos.
« Placées au-dessus de la fourche des bicyclettes dès la fin du 19ème siècle, ces petites plaques permettaient d’identifier les fabricants de cycles. Ces témoignages d’ une industrie majeure révèlent des milliers de marques aux noms plus ou moins célèbres, derrière lesquelles ont vécu des centaines d’entreprises artisanales ou industrielles A compter de la fin du 19ème, les bicyclettes pour être identifiées par tous et afin d’assurer la promotion du fabricant, se sont vues accessoirisées d’ une plaque de constructeur, cintrée sur le tube de direction au-dessus de la fourche, maintenue le plus souvent par deux rivets s’ouvrant dans le tube ou par des vis en laiton au corps strié en spirale. Si d’aucuns se sont contentés de porter simplement leur nom et leur adresse, d’ autres ont choisi des emblèmes qui pouvaient avoir un rapport avec leur profession, des bâtiments industriels, des engrenages, mais aussi des roues ailées, des allégories de la vitesse ou de l’endurance, de sa robustesse », écrit Claude Frank dans le n° 450 de La Vie du collectionneur.
Comme des icônes, ces plaques de cadres sont parfois les seuls témoignages de marques perdues, même si d’autres pièces d’un vélo peuvent être frappées du nom de leur constructeur : moyeux, pédalier ou carter de chaîne.

Les catalogues de fournisseurs, succédané de constructeurs

Si les Bottins du cycle, le travail des Tontons, et le recensement des plaques des marques constituent l’essentiel de la documentation sur le sujet, les catalogues des fournisseurs sont des mines d’informations vélocipédiques.
Le catalogue de fourniture générale d’Albert Ruffin de 1911-1912 des cycles Météore, par exemple, renseigne sur les marques de vélos distribuées, tout comme le catalogue de grossistes en vélocipédie des Etablissements Prefer, renseigne sur les « marques au choix », véritable distributeur de plaques de vélos.

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On trouve dans ces catalogues des plaques « en vieil argent ou doré, nickelé, platiné, sans inscription (moins cher) ou avec inscription en relief (plus cher) ». On y trouve des motifs représentant des oiseaux (des aigles, la plupart du temps), des sirènes, des animaux mythologiques, des écussons vierges ou des écussons Louis XV, têtes de lions, dragons ailés, griffons, Gaulois, abeilles, marguerites et même des plaques aux armes d’Angleterre !
La possibilité qu’avait un constructeur ou un fournisseur, tel les cycles Météore, de proposer pour une même machine un ensemble de marques au choix, est quasi infinie, en proposant soit l’affichage de la marque d’origine, soit des vélos sans marque, soit des vélos avec des marques personnalisées à la marque du client, ou encore de marques d’agents ou de détaillants, chaque détaillant pouvant utiliser son nom propre et faire fabriquer ses propres plaques !
Tout cela pour démontrer qu’il a existé en France dans ce 20ème siècle (qui fut le siècle, par le marketing, de l’affirmation des marques) des dizaines, des centaines, voire des milliers de marques de vélos distinctes.
L’Encyclo des constructeurs ne propose pas de recenser toutes ces marques, mais d’en dénombrer les constructeurs.

Des constructeurs de marque

Perpétués par l’artisanat ou l’industrie, les constructions françaises de vélo pourraient prétendre au titre de patrimoine mondial de l’Unesco !
Elles ont toujours conjugué des critères techniques et esthétiques innovants dont l’usage a permis à des millions de français et de françaises de se déplacer quotidiennement, et à des coureurs d’écrire les grandes pages du sport cycliste.

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