AVANT-PROPOS A L’ENCYCLO DES BOTTINS

Ces Annuaires et Bottins ne sont pas des publications émanant de l’industrie du cycle, mais des publications commerciales de la société Didot Bottin, Société anonyme de l’annuaire du commerce Didot-Bottin.
Le premier Annuaire Général de la Vélocipédie et des Industries qui s’y rattachent, rédigé par F. Thevin et Ch. Houry, a été publié pour la première fois en 1892.
Cet annuaire recense les fabricants, marchands, agents de fabrique et réparateurs de cycles.
Nous sommes encore dans les premiers temps de l’histoire du cycle, et de nombreux marchands proposent des « leçons », des « machines de premier choix reconnues les meilleures et les moins chères », de « cycles du monde entier ne faisant aucune réclames », ou encore « réparation cycles, vestiaires et lavabos » !!!
Dans les années 1898, sont édités des « Annuaires général de la vélocipédie et des industries qui s’y rattachent ». On trouve à ce titre, des variantes, « Annuaires général de la vélocipédie, des machines à coudre et des industries qui s’y rattachent », on trouve aussi des, « Annuaires général de la vélocipédie, cycles, motos, machines à coudre et des industries qui s’y rattachent. »
A partir de 1922, cet annuaire se transforme en Bottin, le Bottin de la vélocipédie puis en Bottin de l’Automobile, du cycle et de la moto.
C’est seulement à partir de 1951 que le Bottin du cycle répertorie les constructeurs de cycles en France en incluant dans un seul et même classement, Paris, la Seine et la province, et non plus les fabricants et revendeurs.
Ces Bottins sont des mines d’informations pour les collectionneurs.
Néanmoins, on trouve curieusement des notices de constructeurs très anciennes dans des Bottins très récents, telles par exemple les cycles Chevalier dans un Bottin de 1971.
Ces Bottins recensent de nombreuses marques de constructeurs, pour certaines perdues à jamais. Elles réapparaitront peut être au gré de nouvelles recherches.
Par-delà le prisme du vélo, ces bottins permettent de suivre le fil de l’histoire avec un grand H.
Vers 1901 en effet on parle de vélocipèdes et non de bicyclettes, en 1936 en plein front populaire on voit apparaitre des pages spéciales dédiées à la fabrication de tandems, en 1942 pendant l’occupation, le bottin est ponctué de ce misérable « bon pour le maréchal »
Laissons le mot de la fin à René Chesal, secrétaire de la fédération française de cyclisme, dans l’introduction du Bottin du cycle de 1947, « le progrès aurait dû, à mon avis, limiter son action dans l’ordre mécanique, à la bicyclette et ne créer ni l’automobile, ni l’avion » !!!
Ces Bottins font des milliers de pages. Nous reproduisons ici les pages les plus significatives liées à la construction, de fabricants et constructeurs de Paris et la Seine, de Saint-Etienne. C’est seulement à partir des années 70, que les bottins recensent des chapitres dédiées uniquement aux constructeurs, catégories qui n’était pas recensée comme telle auparavant.