B’TWIN / DECATHLON 
4 boulevard de Mons
59650 Villeneuve d’Ascq
Tel 03 20 33 50 00
www.btwin.com et www.decathlon.fr

Qui et quoi
Industriel, concepteur, assembleur
Vélo route, VTT, VTC, enfant, ville, pliant, électrique, BMX
Vélo acier, aluminium, carbone
Vélo taille standard
Vente en boutique et sur Internet

Un peu d’histoire
C’est en 1976 à Englos près de Lille qu’ouvre le premier magasin Décathlon, grande surface d’articles de sports autour d’une équipe composée de six personnes recrutées dans les clubs de sport du coin !
Et c’est En 1986, que Décathlon Production voit le jour, avec la mission d’assurer la conception et la fabrication d’articles griffés Décathlon.
Depuis, l’enseigne du groupe de Michel Leclercq (cousin germain de Gérard Mulliez sans parenté avec la famille d’Edouard Leclerc), est devenue l’un des principaux groupes mondiaux intégrés de vente d’articles de sport.
70 000 salariés travaillent pour Décathlon dans plus de 300 magasins en France, 200 en Chine, 150 en Espagne, Inde, Turquie, Russie, Brésil, Thaïlande et Singapour…, plus de 1200 dans le monde, Décathlon est devenu une galaxie de la distribution généraliste des articles de sport.
Le succès extraordinaire de cette grande surface dédiée au sport mérite que l’on tente d’en expliquer les raisons, sous l’angle de l’activité cycliste, tant il est vrai qu’en France, il n’y a pas une rue dans une ville ou un chemin dans une campagne, qui ne soit parcouru par un vélo Décathlon.
Si Décathlon est le nom de l’enseigne, B’Twin est le prénom de la marque des vélos depuis 1986.

B’Twin aujourd’hui
Les premiers vélos Décathlon étaient fabriqués par l’entreprise Leleu à Lomme, près de Lille, stickés Décathlon, avec un seul coloris, le gris.
L’enseigne couvre aujourd’hui tous les segments du marché, du vélo pour enfants au VTT, du vélo course (y compris des vélos de formations présentes sur le Tour de France) à la gamme Triban, ou autre BMX, VTC, vélo de ville etc, bref des vélos pour tous les âges, avec une gamme d’accessoires, d’équipements et de pièces détachées très complète.
Mais pas plus que Carrefour ne fabrique ses jus de pomme ou que La Redoute ses pantalons, Décathlon ne fabrique pas ses vélos en France au sens manufacturier du terme, sauf pour l’usine de Lille qui assemble plus de 200000 vélos par an pour les magasins du nord de la France et de l’Europe.
Leurs principaux partenaires sont RTE au Portugal et Olagnero en Italie, mais aussi en Roumanie, Pare, Ming cycle, Fujida, CMW, et Oyama à Taiwan.
Si le cahier des charges est élaboré par les bureaux de création du B’TWin village à Lille, ses vélos sont produits au plus proche de leur distribution en prenant en compte les contraintes douanières (Europe, Brésil, Inde) et les quantités vendues dans les zones considérées.
Le B’Twin village est le cœur du réacteur de l’activité cycle du groupe.
Le Le B’Twin village c’est un immense site de 200 000 m2 aux activités multiples mais toutes liées au vélo. Lieu de rencontre et de pratique, 3000 m2 de magasin, des zones in door et des pistes extérieures, technologie Bikefiting d’étude posturale pour cyclo sportifs ou compétiteurs, Trocathlon et bourses aux vélos, ateliers de mécanique, labos test, ateliers textile, bureaux de conception atelier composite, et une usine d’assemblage de 160000 vélos par an, c’est tout cela à la fois.

B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON www.btwin.com

Avec le B’Twin Village, Decathlon a changé sa stratégie industrielle, c’est ce que l’article (publié en novembre 2010 sur le site Internet l’Usine Nouvelle, de www.usinenouvelle.com) reproduit ci-dessous relate dans un entretien avec Jérôme Ribadeau, directeur à l’époque de l’usine du B’Twin Village à Lille.
« Comment votre usine peut-elle être si compétitive ?
Nous avons fait la chasse aux stocks et aux temps perdus en nous inspirant de ce qui se fait dans l’industrie automobile, en reprenant notamment les principes du Lean Manufacturing. Nous avons d’abord appliqué nos solutions en Chine, dans notre usine de Suzhou qui se trouve 85 kilomètres à l’ouest de Shanghai. Mais là-bas, nous n’avons pas réussi à réduire à moins de 7 jours les temps de livraison.
Ici, nous en sommes à un jour et demi et visons la journée. En France, les contraintes sont bien plus fortes qu’en Chine. Tout coûte plus cher. Cela oblige à travailler le modèle en profondeur et à atteindre l’excellence.
Quel est ce modèle ?
L’usine comporte un entrepôt de stockage des composants, un atelier de peinture, une unité d’assemblage des roues et des lignes de montage où sont assemblés les vélos à partir du cadre nu. L’atelier de peinture passe d’une couleur à une autre en seulement 30 secondes.
Il faut 15 minutes pour assembler un vélo. Nous les montons à l’unité en flux tiré à partir de 1300 références de composants. Il y a en moyenne 90 composants différents par vélos. Nous avons réduit au maximum nos stocks intermédiaires. Toutes les pièces et les composants sont amenés aux postes de travail au fur et à mesure de leurs besoins.

En sortie de ligne, rangés par trois sur des rolls de livraison qui partent tels quels en magasin, les vélos sont prêts à vendre. Il n’y a plus de cartons à déballer ni de réglage à faire.
Rien qu’en magasin, nous gagnons 15 minutes par vélo. Et il n’y a aucun stock de vélos finis à l’usine. Nous traitons les défauts à la source. N’importe quel équipier peut arrêter la ligne dès qu’il voit un défaut.
Qu’en est-il de la flexibilité de cette usine ?
Rien n’est fixé au sol. Conçues et fabriquées par nos soins, nos lignes de montage s’installent en une seule journée et se déménagent à volonté. Elles s’adaptent à la saisonnalité et aux changements de consommation.
A Noël, par exemple, nous vendons davantage de vélos d’enfants que pendant le reste de l’année. Leurs vélos ne comportent pas de dérailleur. Adapter une de nos lignes de montage en conséquence nous prend très peu de temps.
Vous êtes donc bien moins cher que les usines chinoises ?
Oui, tant que perdure la taxe anti-dumping de 48,6 % régulant les importations de Chine en provenance de l’Europe. Cette taxe qui  devait prendre fin en juillet 2011 a été prolongée au moins jusqu’en 2018 – 2019.
Nous avons déposé une plainte à la Commission européenne et un audit est en cours sur le sujet. Si cette taxe disparait, nous ne pourrons pas dupliquer cette usine ailleurs en Europe.
Le site est capable de sortir un vélo toutes les 60 secondes à un prix de revient plus compétitif que celui de l’usine chinoise de Suzhou.
Entièrement consacré au vélo sous toutes ses formes, ce village rassemble sur 18 hectares un magasin de 3 000 m² avec showroom, 20 000 m² de pistes dédiées à la pratique de ce sport, une école des métiers du vélo, un atelier de réparation, un entrepôt de stockage, un laboratoire de R&D, un atelier de prototypage industriel et une usine d’assemblage avec son atelier de peinture.
A Lille, chaque B’Twin est composé de l’assemblage d’une centaine de composants fabriqués à l’extérieur, partout dans le monde. Sur chaque ligne de montage, les opérateurs réalisent environ 150 opérations différentes. « Nous avons lancé la première en mai et la seconde en novembre. Une troisième est prévue début 2011. Nous aurons alors la capacité de sortir 300 000 vélos par an. L’Usine de Lille fabrique pour tous les magasins situés à 3 heures de route. Dès lors que le modèle expérimenté à Lille sera totalement opérationnel, il sera dupliqué partout ailleurs dans le monde, en propre ou chez des sous-traitants.
Entre 2011 et 2017 nous avons fait évoluer le business model de l’Usine de Lille en se concentrant d’avantage sur  les vélos plus haut de gamme (type vélo de route) qui demandent plus de temps par unité et une technicité importante. Ce faisant nous avons arrêté la production des vélos enfants sur ce site ».
Ce passionnant entretien renseigne sur la formidable réorganisation d’une filière d’un groupe qui a rapatrié sur l’hexagone les fonctions d’assemblage jusque-là externalisées.
La véritable force de l’enseigne tient à l’innovation de ses produits en plaçant systématiquement l’utilisateur au centre de l’usage de ses produits. Son centre de recherche B’Twin Village s’est doté de moyens importants, plus de 50 chercheurs, et un réseau mondial de laboratoires scientifiques, d’organismes de recherche, d’universités et d’industries. Décathlon a par exemple la capacité de réaliser en moins de 10 jours, un croquis, une animation 3D, un proto physique à l’échelle 1 !
Autre exemple des moyens mis en œuvre, les prototypes des cadres sont conçus sur une imprimante 3D pour plus de réactivité et pour les vélos enfant, par exemple, ils sont reproduits à l’échelle de la taille d’un adulte afin d’en saisir les facilités ou difficultés d’utilisation pour les petits, passage des jambes, freinage etc
Et si c’était ça le succès de Décathlon ?

B’TWIN DECATHLON B’TWIN DECATHLON www.btwin.com

Les vélos Décathlon sont des vélos français, bien pensés, de bonne qualité et pas chers, Décathlon profitant à plein de sa stratégie de fabricant de produit technique au rapport qualité-prix ni élitiste, ni entrée de gamme.
Décathlon a ainsi rapidement siphonné la concurrence en proposant sur le marché du cycle une sorte d’offre de référence. Décathlon vend 1,4 million de vélos en France et est devenue la deuxième marque de vélos la plus vendue au monde !
Décathlon, tel Manufrance en son temps, participe à la démocratisation de l’usage du vélo, et c’est tant mieux.

Coup de cœur, truc du métier, anecdote : le Triban
Le Triban est un modèle développé par Décathlon qui est sorti en 2003, entre-temps,Triban est le nom aujourd’hui donné aux vélos de route cyclotouristes.
Un look de baroudeur des villes, racé, conçu pour un usage urbain tonique, voire sportif, inspiré des vélos des coursiers newyorkais. Sur le vélo, la position haute procure une bonne visibilité sur la route et les embuches de la ville, facilitée par un guidon VTT équipé de « bar-ends ». Le cadre en aluminium (type 6061) est léger, la fourche droite au chrome-molybdène lui confère de la rigidité; et les roues à pneus lisses idéales pour le bitume et les trottoirs des villes.
Le moyeu Shimano Nexus à sept vitesses par poignée tournante permet de changer de rapport même à l’arrêt, et le frein à disques à l’avant de s’arrêter mieux sous la pluie.
Mais la véritable particularité technique du Triban, et c’est assez unique dans l’histoire des géométries triangulées, est liée à la forme de son cadre qui permet de tomber la chaine sans la démonter !
Plus d’un siècle après l’uniformisation des formes de la bicyclette, Décathlon réussit à proposer un vélo au dessin nouveau et adapté à son environnement. Classe le Triban !

B’TWIN DECATHLON